Une théorisation de l’autorité

La question de l’autorité constitue l’un des axes fondamentaux du travail théorique de Gérard Mendel. Sur sa définition, il s’accorde globalement à celle qu’en donne Hannah Arendt : « un pouvoir psychologique qui obtient l’obéissance sans avoir recours à la force », tout en enrichissant cette brève formule par une mise en situation historique, qui comprend l’exploration de sa dimension inconsciente.  La relation d’autorité s’oppose à l’émergence de l’appropriation du pouvoir sur ses actes et de la créativité qui y est liée, en maintenant à son insu le sujet dans un rapport de répétition des relations parents-enfants, via le réveil de l’angoisse d’abandon tel que Mélanie Klein en a décrit le processus. Dans la vie sociale où elle contribue à maintenir un climat dominant de « psychofamilialisme » ( y compris avec les enfants et les adolescents scolarisé en période d’apprentissage de la socialisation), la relation d’autorité en lieu et place d’une relation contractuelle  réfléchie et argumentée est un des freins vers le fonctionnement actualisé de la démocratie. –Voir Une histoire de l’Autorité, 2002-

 

AGASP ADRAP DÉSISYPHE Fondation Gérard Mendel
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