L’Actepouvoir

L’ Actepouvoir est l’un des deux concepts clés de la sociopsychanalyse, avec « Le mouvement d’appropriation de l’acte ». L’actepouvoir n’a jamais varié dans sa formulation par G. Mendel. Il définit un rapport de pouvoir de nature anthropologique entre  l’être humain et ses actes (le pouvoir sur ce que l’on fait), particulièrement avec l’acte de travail pour la sociopsychanalyse institutionnelle. Pouvoir complémentaire du pouvoir des uns sur les autres, il comprend le pouvoir de l’acte (le pouvoir de modifier la réalité : après l’acte, ce n’est plus comme avant) et le pouvoir sur l’acte (la maîtrise exercée sur l’acte par celui/celle  qui le réalise). A l’exercice de l’actepouvoir au travail sont liés le plaisir de la réalisation,  le développement de la créativité, la motivation. Des expressions comme « on est ce qu’on fait », ou « ce qu’on fait nous fait », si elles ne rendent pas compte de l’entier de la construction du sujet, indiquent la place qu’y prend l’acte, place certes limitée mais décisive dans le rapport à la réalité et au rôle déterminant qu’y jouent les auteurs des actes : ils participent à sa création.

Appropriation de l’acte (mouvement de). (anciennement : la pulsion d’exigence de pouvoir). L’ancienne dénomination de « pulsion » donne la mesure de la force de ce mouvement anthropologique qui conduit chaque être humain à chercher à être maître d’une des réalités  qui construit sa vie : celle de ses actes. Le registre psychique fondamental en jeu est pour Mendel  celui découvert par Winnicott du « trouver-créér », tel qu’il s’opère pour l’enfant au sein de  l’aire transitionnelle, moment du développement humain d’où naîtra la créativité, relié à l’anthropologie par son universalité. L’appropriation de ce mouvement génère un phénomène de culpabilité inconsciente.

A lire : 

Pouvoir et Actepouvoir

 

AGASP ADRAP DÉSISYPHE Fondation Gérard Mendel
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