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Nous constituons des groupes homogènes
de métier, regroupant des personnes
exerçant les mêmes activités, les mêmes
fonctions (premier critère d’homogénéité),
au même niveau hiérarchique (deuxième critère
d’homogénéité). Par exemple, dans
une entreprise de transport, on constituera des groupes de conducteurs
de bus, de mécaniciens, de contrôleurs, d’agents
administratifs…Dans un hôpital pédiatrique,
seront formés des groupes de médecins, d’infirmières,
de puéricultrices, d’éducateurs…
Dans la voie hiérarchique sont constitués également
des groupes hiérarchiques homogènes, par exemple
groupe d’agents de maîtrise, groupe de chefs de service
(encadrement intermédiaire)…fonctionnant selon les
mêmes principes.
Un comité de pilotage regroupant
généralement des membres de la direction, est le
garant (avec les intervenants de notre groupe) du bon fonctionnement
du dispositif.
Cette notion d’homogénéité des
groupes est l’une des spécificités de notre
démarche. Grâce à cette disposition, les participants
peuvent mener une réflexion approfondie, dans le cadre de
leurs réunions de concertation, sur des préoccupations,
des questions et des intérêts qui leur sont communs
puisqu’ils partagent les mêmes activités professionnelles.
Les groupes se réunissent à intervalles
réguliers (en moyenne trois à cinq fois par an) pendant
deux à trois heures, sur leur temps de travail. Ils ont
l’initiative de leur ordre du jour. Toutefois, les échanges
doivent porter sur les différents aspects concrets de l’acte
de travail : son organisation, son contenu, ses conditions
de réalisation, ainsi que les vécus, les informations,
les questions, analyses, propositions…s’y rapportant.
Pour travailler efficacement, chaque groupe doit désigner
en son sein un animateur, chargé de réguler les prises
de parole sur un mode égalitaire, et un secrétaire,
qui rédigera en séance, avec l’aide et l’aval
des autres participants, le compte rendu de la réunion élaboré par
le groupe. Une formation est assurée initialement par les
intervenants pour faciliter le fonctionnement des groupes.
Ce cadre offre ainsi à chaque participant
la possibilité de développer un certain pouvoir
sur son acte de travail (pouvoir, dans tous les cas, de réflexion
et de proposition ; pouvoir, chaque fois que la chose est
possible, de promouvoir des améliorations, des coopérations
intra-groupe et inter-groupes, etc. |
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- Verticale : en partant du «bas » de
l’organisation, c’est à dire des groupes de métiers,
dont le compte rendu parvient aux niveaux hiérarchiques référents.
Ceux-ci apportent à leur niveau un commentaire écrit
sur les points traités, le tout étant transmis au comité de
pilotage (ou niveau direction) qui, à son tour, élabore
une réponse globale à chaque compte rendu. Pour chaque
thème abordé par les groupes, la teneur de la réponse
de la direction peut varier : apport d’informations, décision
d’application des propositions, mise à l’étude
de solutions, proposition d’approfondir la réflexion
sur un sujet, refus motivé (accompagné d’une
argumentation détaillée).
Il faut préciser que les groupes hiérarchiques s’engagent
contractuellement à donner des réponses à tous les comptes
rendus qui les concernent. Leurs réunions comportent ainsi deux volets :
l’élaboration collective des réponses aux groupes, et la
concertation à leur propre niveau.
L’ensemble des réponses de la voie hiérarchique «redescend » ensuite
vers les groupes, toujours par la voie de l’écrit, bouclant ainsi
le circuit de communication, qui reprend quelques semaines plus tard pour un
nouveau cycle.
- Horizontale : les
comptes rendus de chaque groupe sont progressivement portés à la
connaissance des autres groupes, qui peuvent bien entendu s’en servir
pour leur propre réflexion, enrichir tel ou tel sujet ou réagir
aux points qui les concernent dans le cadre de leur propre communication… |