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Le Dispositif Institutionnel MENDEL (DIM) MAJ 26 / 08 / 06
 
 
 
 
 
 
APECE
   


Les principes méthodologiques
La plupart de nos interventions de terrain s’appuient sur la mise en ouvre du Dispositif Institutionnel Mendel (DIM) qui comporte une double finalité :
    - d’une part, favoriser pour chaque individu, au sein d'un collectif d'appartenance, l’appropriation de son actepouvoir dans le contexte de l’organisation où il exerce son activité ;

- d’autre part, contribuer à l’efficacité globale de l’organisation (1) en développant des formes nouvelles de coopérationentre les fonctions et entre les unités de travailconcernées.
Ce dispositif s’appuie sur un ensemble de modalités précises permettant, sous des formes collectives, une réflexion approfondie et une communication interactive des personnes impliquées, à propos de toutes les questions concernant leur acte de travail.
Groupes homogènes et concertation
 
   


Nous constituons des groupes homogènes de métier, regroupant des personnes exerçant les mêmes activités, les mêmes fonctions (premier critère d’homogénéité), au même niveau hiérarchique (deuxième critère d’homogénéité). Par exemple, dans une entreprise de transport, on constituera des groupes de conducteurs de bus, de mécaniciens, de contrôleurs, d’agents administratifs…Dans un hôpital pédiatrique, seront formés des groupes de médecins, d’infirmières, de puéricultrices, d’éducateurs…

Dans la voie hiérarchique sont constitués également des groupes hiérarchiques homogènes, par exemple groupe d’agents de maîtrise, groupe de chefs de service (encadrement intermédiaire)…fonctionnant selon les mêmes principes.

Un comité de pilotage regroupant généralement des membres de la direction, est le garant (avec les intervenants de notre groupe) du bon fonctionnement du dispositif.

Cette notion d’homogénéité des groupes est l’une des spécificités de notre démarche. Grâce à cette disposition, les participants peuvent mener une réflexion approfondie, dans le cadre de leurs réunions de concertation, sur des préoccupations, des questions et des intérêts qui leur sont communs puisqu’ils partagent les mêmes activités professionnelles. 

Les groupes se réunissent à intervalles réguliers (en moyenne trois à cinq fois par an) pendant deux à trois heures, sur leur temps de travail. Ils ont l’initiative de leur ordre du jour. Toutefois, les échanges doivent porter sur les différents aspects concrets de l’acte de travail : son organisation, son contenu, ses conditions de réalisation, ainsi que les vécus, les informations, les questions, analyses, propositions…s’y rapportant. Pour travailler efficacement, chaque groupe doit désigner en son sein un animateur, chargé de réguler les prises de parole sur un mode égalitaire, et un secrétaire, qui rédigera en séance, avec l’aide et l’aval des autres participants, le compte rendu de la réunion élaboré par le groupe. Une formation est assurée initialement par les intervenants pour faciliter le fonctionnement des groupes.

Ce cadre offre ainsi à chaque participant la possibilité de développer un certain pouvoir sur son acte de travail (pouvoir, dans tous les cas, de réflexion et de proposition ; pouvoir, chaque fois que la chose est possible, de promouvoir des améliorations, des coopérations intra-groupe et inter-groupes, etc.

La communication intergroupes
 
    Chaque groupe rédige un compte rendu dans lequel figurent les sujets sur lesquels il souhaite un échange avec les niveaux hiérarchiques concernés et, éventuellement, avec d’autres groupes de métiers. Une procédure particulière est utilisée pour assurer la communication entre groupe dans le cadre du DIM :
     
  • Cette communication est indirecte : les groupes ne se rencontrent pas pour des échanges directs, en face à face.
  • Elle est médiatisée grâce à la forme écrite des comptes rendus.
  • Elle est à la fois verticale et horizontale.
    - Verticale : en partant du «bas » de l’organisation, c’est à dire des groupes de métiers, dont le compte rendu parvient aux niveaux hiérarchiques référents. Ceux-ci apportent à leur niveau un commentaire écrit sur les points traités, le tout étant transmis au comité de pilotage (ou niveau direction) qui, à son tour, élabore une réponse globale à chaque compte rendu. Pour chaque thème abordé par les groupes, la teneur de la réponse de la direction peut varier : apport d’informations, décision d’application des propositions, mise à l’étude de solutions, proposition d’approfondir la réflexion sur un sujet, refus motivé (accompagné d’une argumentation détaillée).
Il faut préciser que les groupes hiérarchiques s’engagent contractuellement à donner des réponses à tous les comptes rendus qui les concernent. Leurs réunions comportent ainsi deux volets : l’élaboration collective des réponses aux groupes, et la concertation à leur propre niveau.
L’ensemble des réponses de la voie hiérarchique «redescend » ensuite vers les groupes, toujours par la voie de l’écrit, bouclant ainsi le circuit de communication, qui reprend quelques semaines plus tard pour un nouveau cycle.

- Horizontale  : les comptes rendus de chaque groupe sont progressivement portés à la connaissance des autres groupes, qui peuvent bien entendu s’en servir pour leur propre réflexion, enrichir tel ou tel sujet ou réagir aux points qui les concernent dans le cadre de leur propre communication…

  Le DIM se concrétise donc par des cycles, quatre ou cinq fois l’an, intégrant l’ensemble des réunions et des procédures de circulation des comptes rendus et des réponses entre tous les groupes concernés. Grâce à son mode de fonctionnement, et dans la mesure, bien entendu, où les responsables de l’institution le souhaitent, le DIM peut être pérennisé pour constituer un élément bien intégré à la vie habituelle de l’organisation. Un certain nombre de nos dispositifs institutionnels, accompagnés régulièrement par nos intervenants, fonctionnent ainsi depuis plusieurs années.

(1) Le dispositif est conçu pour pouvoir s’appliquer à l’ensemble des unités de travail et des niveaux hiérarchiques de l’organisation considérée.