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| Le DECE à l’école Primaire |
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En France signalons l’intervention de l’ADRAP et une intervention qui se déroula pendant plusieurs années dans une école primaire parisienne sous la responsabilité d’un psychologue scolaire secondé par des aides éducateurs. Mais c’est en Belgique que la méthode est actuellement appliquée à l’école primaire, via les agents PMS formés à la méthode. Les premières interventions se sont construites dans le cadre du projet ministériel dit « des midis à l’école » dirigé par la Coordination Education Santé. Nous avons pu y découvrir combien impliquer les enfants dans un projet rénovateur donnait sens au projet lui-même. Les élèves ont pu dire leur vécu, leurs besoins tout en apprenant à le dire. Des élèves de maternelle ont, eux aussi, su échanger entre eux et avec leurs enseignants et Direction à partir de leur vécu quotidien. Les interventions actuelles centrent la réflexion des élèves sur la vie scolaire en général. Un groupe de praticiens (certains pratiquent depuis presque dix ans) s’est constitué, qui échange trois fois par an sur les actions en cours et réfléchit à comment adapter la méthode aux diverses situations (classe difficiles, classes uniques, classes spéciales) Sur fond de méthode classique nous avons ainsi posé la nécessité de deux intervenants par classe : il faut une présence plus grande auprès des petits que des adolescents, il faut parfois écrire pour eux (le dessin fut même introduit comme mode d’expression). Les séances sont plus courtes et parfois deux séances ont lieu avant de penser le retour vers les enseignants. Et, constat général : pas facile pour certains enfants actuels d’accéder à une réflexion collective (le « moi je » s’impose avec force). Alors l’animation doit naviguer entre accompagnement attentif et fermeté. De quoi parlent les élèves ? De leurs relations avec leurs maîtres, avec leurs camarades, des récrés, du temps de midi, des surveillants et bien entendu de leur travail. Rien d’extraordinaire mais de quoi nourrir la réflexion de leurs enseignants qui échangent ainsi sur leurs pratiques et rappellent aux élèves quelques règles nécessaires à la réussite et au bien vivre ensemble… Les directions améliorent ici l’accueil du matin, achètent des jeux…et disent ce qui n’est pas possible. Nous avons vu une classe écrire à l’échevin pour lui exposer ses problèmes matériels et l’échevin répondre. Dans les classes à plusieurs niveaux fut récemment et fort judicieusement questionnée la pédagogie afférente à ce type de classe. Etc… Trop petits pour avoir une réflexion sérieuse ? Certainement pas. Les enseignants du Primaire, très proches de leurs élèves et dans une relation plus affective que dans le Secondaire, sont parfois surpris par ce que leur disent ici leurs élèves, qu’ils ne leurs disent pas autrement. Ils se prennent au « jeu » et, à ce jour, la demande est plutôt au «on continue» l’an prochain. Mais pourquoi pas plus d’interventions en France ? Faute d’intervenants formés, tout simplement. |
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