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Association pour la Gestion des Activités Sociales et Psychologiques   cliquez pour imprimer la page MAJ 26 / 08 / 06
 
 
 
 
 
 
APECE
   

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Un foyer pour handicapés mentaux
Lorsque la nouvelle directrice d’un foyer  occupationnel  pour adultes débiles mentaux (un vingtaine) fait appel à notre groupe, le climat de sa « maison » est au découragement, à « la passivité agressive des éducateurs », à l’opposition des personnels à tout projet de changements, Après la réflexion et l’information qui s’imposent, nous proposons à tous les membres du foyer et avec leur accord la mise en place d’un dispositif institutionnel de concertation et de communication : réunions régulières et séparées de groupes de pairs (direction, chefs de service, éducateurs, personnels de service, puis, intégré au cours de l’intervention, pensionnaires) avec un membre de notre groupe, réunions au cours desquelles les personnes s’expriment librement et de façon élaborative sur leur travail, son organisation, le fonctionnement de l’institution.

Chaque réunion se termine par un compte rendu écrit fait par le groupe, compte rendu transmis à tous les autres groupes via une coordinatrice (la secrétaire). Ces comptes rendus font l’objet d’une réponse obligatoire et argumentée de la part de ses destinataires. Réunions, communication et réponses aux comptes-rendus constituent un cycle, répété quatre fois dans l’année. Après une phase de prise de connaissance du dispositif et de formation au fonctionnement d’un groupe, la participation se fait sur la base du volontariat 
Résultats ?
  Au bout de deux ans, l’investissement de chacun de partenaires du foyer est profondément redynamisé, les places et les complémentarités de chacun des personnels mieux définis, les éducateurs ont retrouvé motivation et initiatives, les pensionnaires (ceux d’entre eux qui ont pu participer au groupe) revalorisés à leurs propres yeux comme à ceux des personnels :
ils ont pu entre autres exprimer leurs émotions concernant la mort de certains d’entre eux, leurs regrets de n’avoir pas été jugés capables d’assister à leur enterrement, ce dont ils n’avaient jusqu’alors jamais pu parler, ni à eux-mêmes ni à leurs éducateurs.

Le sentiment de leurs éducateurs, précisément, est que la participation de ces adultes handicapés au dispositif institutionnel a généré chez ceux-ci une forme de maturation jusqu’alors tout à fit imprévisible. Ceci, entre autres effets, a donné un espoir et un sens différents au travail des éducateurs, qui pensaient n’avoir qu’à « occuper » ces adultes jusqu’à la fin de leur vie, sans aucune autre perspective.