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Association pour la Gestion des Activités Sociales et Psychologiques   cliquez pour imprimer la page MAJ 26 / 08 / 06
 
 
 
 
 
 
APECE
   

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Huit ans d’expression collective des élèves sur leur vie scolaire ,
dans un collège francais

La première intervention s’inscrivit dans le cadre de la circulaire dite des « initiatives citoyennes » en 1997 et depuis huit ans les élèves de sixième, de cinquième ou de quatrième bénéficient de trois séances annuelles d’expression collective sur leur vie scolaire. Nous avons réussi à faire que tous les élèves fassent un an, parfois deux, l’apprentissage, dans le cadre rigoureux du DECE, de conduites mieux socialisées.

Les élèves de sixième sont en général enthousiastes ; ils ne sont pas encore « usés » par le collège et ils intègrent sans difficultés majeures les règles proposées. Les cinquièmes ou quatrièmes sont plus  rebelles  aux enseignants, aux apprentissages, aux règles ; il n’est pas inintéressant de travailler cela avec eux.

Une intervention en troisième nous obligea à prendre en compte que les élèves n’avaient plus très envie de parler du collège et que leurs projections vers l’avenir, parfois éloignées les unes des autres, avaient quelques difficultés à se partager.
La méthode
  Trois fois/an les élèves sont réunis pendant deux heures pour parler, entre eux, de leur vie scolaire. La séance est animée par la COPsy du collège qui est tout à tour animatrice des séances et médiatrice entre les collectifs.
 

1er cycle

 

Les élèves

  • Ils échangent en petits groupes sur des thèmes qu’ils choisissent, concernant leur vie scolaire, et ils notent sur une feuille leurs réflexions (critiques, demandes, propositions).
  • Chaque groupe, à tout de rôle, dans le respect de règles strictes mais protectrices, expose à la classe le fruit de ses échanges. Cela est noté sur des affiches par l’animatrice qui fait préciser, expliciter et invite à sortir d’un affectif trop exclusivement critique ou revendicatif.
  • Une synthèse orale est faite qui donne à la classe l’aperçu d’un vécu collectif, avec ses convergences et ses oppositions.
  • Une réflexion en grand groupe (ou de nouveau en petits groupes) permet de travailler les contradictions, ajuster, compléter. L’invitation faite de réfléchir  sur le fond des problèmes (abordés souvent par l’anecdote ou la personnalisation) permet aux élèves d’accéder à une relation plus impliquée avec le savoir, les apprentissages et moins antagoniste avec les enseignants.
  • Une construction s’élabore en vue de décider de ce qui sera communiqué aux enseignants (et au chef d’établissement, voire aux surveillants, pour ce qui les concerne).

Les enseignants 

  • Les enseignants de la classe sont réunis par la COP qui lit les propos que les élèves ont choisi de leur transmettre ; ils réagissent, confrontent leurs expériences et répondent aux élèves.

Nb : Nous faisons une seule réunion avec les enseignants. On y perd un peu du lien qui unit les enseignants avec leur classe mais il est impossible d’imposer une multitude de réunions aux enseignants de musique, techno…et à l’animatrice.

Autres collectifs concernés : le collectif de Direction composé du chef d’établissement, du CPE et de la gestionnaire et, si concerné, le collectif des personnels de surveillance.

  • Des séances identiques ont lieu, qui vont leur permettre de prendre connaissance de ce qui les concerne et de répondre, apportant, entre autre, des éléments de réalité aux élèves (ex : le prix d’un casier, des repas…)

Mais le collectif le plus engagé est et reste celui des enseignants de la classe, le plus en lien avec les élèves et celui donc avec lequel se nouent le plus de relations socialisantes.

2ème et 3ème cycles
  Les séances sont identiques à la première mais elles débutent par la lecture aux élèves des réponses qui leurs sont adressées et qui les projettent dans une réflexion qui ne peut plus se satisfaire de simples critiques et demandes.
Comment les élèves réagissent-ils ?
   

Lorsqu’il leur est dit qu’ils vont pouvoir s’exprimer sur ce qu’ils vivent au collège, se donne à entendre « on va se faire massacrer ! » et assorti cependant d’un « Ouais !!! On va leur dire que…».

Aucun massacre en vue, ni d’un côté ni de l’autre, mais un échange que l’on va apprendre à construire. On hésite -  on peut vraiment  parler de tout ? - et on y va.

Les premiers échanges déversent alors, en une longue litanie, les souffrances et les non dits et c’est, bien entendu, toujours la faute de l’autre ! Et pas question encore d’accepter que les autres ne soient pas d’accord !

Tout cela s’inscrit « brut » sur les affiches et, avec l’aide questionnante de l’intervenante se contredit, se conjugue, se complète ou se récuse. La pensée individuelle se fond dans une pensée collective dont on n’a pas l’habitude mais qui va révéler des capacités inattendues créatrice de fierté et d’un certain plaisir.

Le début de la deuxième séance voit souvent les élèves muets ! On les a écouté et on leur a répondu, ils ne sont donc pas rien et ceux qu’ils ont tendance à considérer comme leurs ennemis n’en sont donc pas réellement. La tentation est grande du repli. Pas question ! dit l’intervenante, vous allez même encore aller plus loin et approfondir votre réflexion, vous allez (vous) montrer que vous pouvez argumenter vos demandes et critiques et même proposer. Le quantitatif des demandes va tenter de faire place peu à peu au qualitatif de la réflexion.

-  C’est dur, Madame ! – Oui… vous verrez que vous serez contents de réussir quelque chose de difficile ! Au travail…

Bien entendu ce mouvement général varie en fonction des groupes et des individus. Il y a des régressions aussi. Il y eut des séances « désespérantes » qui, avec le recul, font dire que trois séances par an ce n’est pas assez ou que certains élèves ne peuvent pas accéder aussi facilement qu’on le souhaiterait à ce degré secondaire et autonome de socialisation.

Il faut apprendre à penser seul et avec les autres, se taire, écouter, différer sa parole, accepter la critique… Rien d’évident dans cette démarche de l’individuel au collectif, du spontané au distancié, de l’affectif au moins affectif…et l’intervenante a fort à faire. Ne nions pas que c’est de plus en plus difficile car en rupture avec un certain habitus collégien, voire social ( aux antipodes?).

Mais toujours, à la rentrée, des élèves demandent quand ça recommence. Les heures de vie de classe leur offrent un lieu d’expression de leur vécu mais, et la plupart le sentent bien, ce n’est pas pareil.
De quoi les élèves ont-ils le plus souvent débattus au fil des ans ?
   
  • De leurs difficultés d’apprentissage  : Pour certains « ça va trop vite » et « il y a trop de travail à la maison ». A l’inverse pour d’autres « ça ne va pas assez vite ». Tout cela dit l’injustice devant la réussite, questionne la pédagogie de l’hétérogénéité, la notion de travail... et nuance l’image que les uns ont des autres. S’interrogent et peuvent alors se corriger attitudes individuelles et collectives.
  • De la notation  : Pourquoi et comment interroger noter à l’oral, à l’écrit ? faut-il récompenser les résultats ou l’effort fourni ? Et, bien sûr, comment avoir de bonnes notes, car l’essentiel reste là! Intuitivement et fort judicieusement, les élèves opposent formatif et normatif.
  • Des relations avec les enseignants et les surveillants : Elles sont plutôt bonnes mais certains crient trop, sont trop sévères ou pas assez…et le respect réciproque n’est pas toujours au rendez-vous.
 

Plusieurs fois s’est dessiné le prof idéal : il maîtrise bien son sujet, explique bien et sait ré- expliquer, il est strict mais pas sévère, il respecte et est respecté.

Questionnés en retour les élèves ont réfléchi à ce que veut dire comprendre ou ne pas comprendre, liant compréhension non seulement à explications données mais aussi à désir de savoir et travail personnel, crainte, blocages… Ils interrogent leur difficile accès à l’autonomie, certes peu favorisée par l’exercice scolaire classique mais pas toujours désirée non plus.

   
  • De leurs relationsentre eux : grands/petits, garçons/filles, pas toujours amicales ni respectueuses.
  • De la cantine. En parallèle à des demandes justifiées, chaque année certains élèves, voire certaines classes, cristallisent leurs récriminations et leurs demandes sur la cantine. Fixation orale en dérive d’un mal être scolaire ?
  • Des toilettes où se jouent tous les abus dénoncés par les plus jeunes : portes ouvertes, crachats, jets d’eau, salissures, évacuation forcée pour rester entre grands…
 

Il y aurait fort à dire sur ce qui se joue en ces lieux ; pas une seule intervention en France ou en Belgique qui n’en aborde le vécu difficile.
- Et bien entendu de la cour de récré est trop petite, ils n’aiment pas rester dehors l’hiver, il faudrait avoir le droit aux baladeurs dans la cour, aller plus au ciné, en voyage…
- Quelques sujets moins fréquents ont créés des moments forts : la sexualité, le racisme, le racket.

A entendre aussi - créant la surprise chez les enseignants - que les élèves aiment des profs bien habillés et ils n’aiment pas quand ceux-ci leur dévoilent leur vie privée (alors qu’ils cherchent par ailleurs à savoir !). Ils ont abordé aussi le  trouble que peut faire naître une présence physique trop proche d’eux (un prof qui se penche un peu près), ce que la majorité de enseignants ne perçoivent pas.
Que leur est-il répondu ?
    Les enseignants
      ré-expliquent leur barème de notation, voire l’améliorent, le pourquoi des devoirs maison, promettent d’écrire mieux au tableau… Sans apporter nécessairement de réponses immédiates ils interrogent leur pratique et les élèves disent souvent, la fois suivante, que ça va mieux. Ils donnent des conseils…et rappellent souvent que la réussite ne vient pas des seules prouesses des enseignants.
    Ils se donnent à voir aux élèves avec, eux aussi, leurs difficultés et incertitudes.
    Le chef d’établissement, le CPE, la gestionnaire :
      apportent des éléments concrets de réalité financière, juridique. Ils essaient aussi de répondre par des achats, des aménagements aux demandes justifiées des élèves. Ceux-ci ont ainsi obtenu des pendules dans les classes, des casiers pour leurs affaires, un distributeur de boissons et sucreries (que la loi a fait ensuite, ironie du sort, disparaître) et des fontaines à eau, le changement de place d’un tableau, un meilleur éclairage dans une salle…
    Les surveillants :
      expliquent pourquoi il faut le silence en étude… et eux aussi interrogent et ajustent leurs pratiques. Une année, une grande discussion eut lieu sur les conséquences du copinage avec les élèves.
Quels effets ?
    Du côté des élèves
    Le collège d’Avord n’est pas devenu une exception pédagogique, la notation reste traditionnelle, il y a toujours le même décalage entre ceux qui peinent et ceux qui réussissent… et les relations profs-élèves ne sont pas au beau fixe. Et rien n’est évaluable de ce qui restera dans la tête de ceux qui ont vécu ces heures d’échanges d’un « autre type ».
   

Cependant :

  • Il est fréquent que élèves demandent à continuer l’année suivante ; ils disent avoir bénéfice à échanger ainsi entre eux et avec leurs enseignants.
  • Pas une classe qui, après avoir reproché aux profs d’être « trop sévères », n’ait mis en question le comportement agité de certains, assorti du comportement chahuteur collectif.. D’impuissantes victimes, les élèves prennent conscience d’être membres d’une communauté où les comportements de chacun et de tous se conjuguent. Cela a un jour abouti à une charte de bonne conduite.

Pas une classe où ne fut demandé, entre élèves, plus de respect les uns pour les autres. Et toujours la responsabilité collective finit par supplanter le marquage individuel.

Pas une classe où le « trop » de travail n’ait abouti à une réflexion sur l’organisation et le travail personnel.

Parlons aussi des changements individuels :

  • Victor refusait tout échange avec ses camarades mais a trouvé dans le DECE un espace où parler de lui et se reconstruire dans la relation.
  • Sophie, Anatole ou Karim… ont compris pourquoi les autres les agressaient, ne supportant pas qu’ils veuillent toujours avoir raison et sollicitent sans cesse les profs. Ils ont pu dire leur manque de confiance en eux ou leur peur de ne pas réussir.
  • Aurélien a pu dire sa souffrance d’être toujours traité, avec ironie, d’intello  parce qu’il a des bonnes notes. Oui, il réussit et veut réussir, mais il ne méprise pas pour autant les autres ; il veut bien même aider ceux qui peinent.
  • Estelle, Julie et Jonathan, en difficulté scolaire, ont pu dire qu’ils ne se fichent pas de leurs mauvaises notes, contrairement à ce qui est supposé. Certes, ils n’apprennent pas toujours leurs leçons mais ils ont tellement le sentiment que l’école les a lâchés.

Et misons sur les effets psychosociaux de la découverte que :

- Même petit, on n’est pas rien devant les grands et que l’on peut sortir du sentiment d’impuissance sur sa vie et de la dépendance.

- Le fait de ne pas être tous d’accord n’est pas un obstacle au vivre ensemble et peut, au contraire, enrichir.

- La coopération, la pensée collective et sa production, peuvent être source de plaisirs  plus grands que la seule revendication individualiste. Le sentiment d’exister s’y renforce.

Nous sommes en droit d’espérer que le jour où une réflexion collective se présentera (groupe de musique, réunion de quartier, politique) ils repenseront à la façon dont, un jour, ils avaient appris à réfléchir avec les autres. Pourquoi ce souvenir scolaire, là ne serait pas aussi prégnant, voire plus, que d’autres ?

    Du côté des enseignants :
   

Disons prioritairement la reconnaissance du bien-fondé d’un travail de socialisation pour les élèves. Le DECE se cale actuellement comme un plus au travail des enseignants en matière d’apprentissage des règles, des limites, de l’écoute de l’autre et comme un lieu de réflexion sur l’école et ses attentes (attente de l’école, attentes adressées à l’école).

Disons aussi l’éprouvé, au sortir des séances entre profs, que ça fait du bien de pouvoir, ainsi, échanger. Les enseignants ont vu se multiplier, au fil de ces huit ans, les occasions de travailler ensemble ; ils ont ainsi ouvert leur porte de classes à leurs collègues mais là c’est différent : ils parlent librement, sans autre projet que de partager leurs réflexions, et cela en lien avec leurs élèves.

Les enseignants qui se sont engagés dans la durée éprouvent parfois une certaine lassitude, un certain agacement, à s’entendre dire et à répéter tous les ans les mêmes choses. Qu’ils se donnent plus le temps de prolonger, hors DECE, leurs échanges et osent un peu plus le changement, oui, sans doute. Mais l’un d’eux disaient récemment que l’équipe DECE ressemble au village d’Astérix et que c’est bien triste. Manque indéniablement le soutien des pouvoirs publics : le Ministère accompagna une année l’action mais le Ministère changea…et dans la panorama scolaire général les recettes « vite faites » ont indéniablement plus de succès.

Et ne nions pas que le métier d’enseignant est de plus en plus difficile et que l’écoute des remarques des élèves a lieu de ne pas être toujours d’emblée bienveillante.

Ne nions pas des incompréhensions, voire des frictions, avec quelques enseignants qui récusent aux élèves le droit leur mot sur leur vie scolaire, en particulier sur le pédagogique et le disciplinaire. Disons aussi quelques observateurs distants.

Alors, une équipe maintient le cap avec, à l’esprit, l’importance des apprentissages que peuvent faire les élèves, via le DECE : pensée plus collective, écoute plus respectueuse de l’autre, acceptation de la confrontation à l’autre et des désirs à la réalité. Elle continue à  lutter contre la tendance à la dépendance ou à la révolte aveugle et souhaite amener les élèves à une vision partagée des responsabilités. En invitant les élèves à argumenter, à chercher la phrase juste, à apprendre la nuance…elle lutte contre « la pensée SMS » qui rejette l’élaboration du discours et se contente d’un signal. Le cap est maintenu par volonté d’une citoyenneté moins égocentrique, qui n’aurait pas peur des différences mais accepterait de s’en enrichir.

Quelques réflexions annexes
    - Trois chefs d’établissement successifs ont porté le projet ; leur engagement est indispensable.
    - Le CPE est totalement partie prenante du projet : la façon dont les élèves travaillent en séance DECE leur vécu scolaire, ce qu’ils en transmettent aux enseignants, les réponses qui leurs sont apportées, via la médiation, lui semblent d’une teneur autrement plus riche que ce qui se fait en préparation de conseil de classe (sous la responsabilité d’un enseignant ou entre élèves seuls, non formés à la concertation) et ce qui se dit (ou ne se dit pas) en conseil. Il lui semble important que les élèves puissent exprimer sans tabou ce qu’ils vivent dans leur quotidien et reçoivent des réponses réelles, mais cela doit se faire dans un cadre rigoureux et formateur ; le DECE en est un. Le DECE généralisé pourrait donner sens à la délégation et à la formation, alors complémentaire, des délégués de classe.
    - Au fil de ces années les élèves ont vu s’inscrire à leur emploi du temps des heures de vie de classe pendant lesquelles, sous la responsabilité de leur prof principal, ils peuvent parler de ce qui ne va pas.
  Le DECE a-t-il perdu sa raison d’être ? Aucunement :
    Les heures de vie de classe permettent de gérer rapidement les problèmes matériels, relationnels entre élèves mais les profs sentent bien que manque un cadre formateur. Ils réalisent aussi que les élèves n’osent pas aborder certains sujets en leur présence. Enfin, ils sont forts ennuyés des critiques que les élèves leur confient concernant leurs collègues ; qu’en faire ?

Et les élèves ?
Comme les enseignants, ils font bien la différence entre heures de vie de classe et séances DECE. Aux premières : la gestion rapide des problèmes de la classe mais tout ne se dit pas et tout n’a pas réponse, en particulier ce qui concerne le pédagogique et le relationnel prof/élèves. Aux secondes l’avantage d’un cadre protecteur, d’une meilleure réflexion, l’assurance de réponses mais, en prime, l’obligation de penser, de réfléchir, d’accepter un cadre contraignant… Alors les préférences sont contradictoires et émergent parfois des résistances (plus individuelles que collectives) que nous n’avions pas connues par le passé.
  Y’a-t-il eu une évolution de la méthode en dix ans ? Oui.
   

Ajouté à ce qui vient d’être dit, il nous faut faire, en séances DECE comme en classe, avec une agitation grandissante, une difficulté de concentration évidente, une tendance à la facilité (la pensée SMS en est une), un individualisme quasi revendiqué avec un rejet parfois violent de l’autre, un désintérêt grandissant pour l’école...

Alors l’intervenante doit de plus en plus aller chercher loin les élèves pour qu’ils acceptent l’esprit et les règles de la méthode. Au classique « c’est dur » - de se taire, d’écouter, de formuler juste, de se remettre en question… - s’est ajouté le « ça nous casse les pieds » que nous n’entendions pas il y a quelques années.

Pas question pour autant de relâcher les règles de la méthode ! Ceci au risque d’une animation plus ferme, d’une présence plus grande dans les petits groupes pour aider les élèves à entrer dans le processus attendu, de sanctions parfois pour des comportements inacceptables ou des refus de participer.

Il faudra peut-être penser quatre séances/année….

En conclusion :
    Le DECE TOUJOURS, dans sa volonté d’une réelle écoute des élèves et du développement de leur autonomie, de leurs responsabilités.
    Le DECE plus que jamais  comme apprentissage nécessaire, pour tous, de règles de réflexion et de communication, indispensables au développement personnel et à la vie sociale.
    Le DECE aussi au service des enseignants comme soutien à un espace pédagogique accepté par les élèves. Le dialogue instauré par le DECE peut y contribuer.
    Le DECE, pourquoi pas , comme levier de construction du pédagogique. Un lieu où de jeunes enseignants puissent parler de leurs difficultés et y prendre conseil, un lieu où s’ajuste la pratique de chacun et de tous, où se re-pense en permanence le quotidien de la vie scolaire.
     
    Le DECE….. A suivre