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Association De Recherche et d'Action Psychologique   cliquez pour imprimer la page MAJ 26 / 08 / 06
 
 
 
 
 
 
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L’expression collective des élèves.[1]

Cette intervention a commencé courant mai-juin 1996 dans le cadre d’un projet ZEP[2], pour concerner une école primaire, les familles des élèves, les instituteurs et le Comité de suivi de l’intervention (Directeur de l’école, Inspecteur d’Académie, Psychologue scolaire).
L’école est située au cœur d’un quartier réputé « sensible », dans une commune isolée à l’Est du département des Alpes-Maritimes.

Le travail avec les groupes : durant une heure trente par trimestre, les élèves se réunissent par petits groupes de quatre à cinq, à l’intérieur d’une même classe, sans leur enseignant. L’intervenant du groupe de l’ADRAP les invite à échanger entre eux, au sein de chaque petit groupe à propos de leur vie à l’école. La première réunion débute en général par une discussion  autour d’un thème proposé par les intervenants sur le mode de : « Qu’est-ce qui vous plaît et qu’est-ce qui ne vous plaît pas dans votre école ? ». A l’issue de cette séance de concertation, chaque sous-groupe présente au « groupe-classe » la synthèse de ses travaux.

De la même manière, les enseignants puis le Comité de suivi, se réunissent en la présence d’un intervenant. Le principe de confidentialité est garanti ainsi que celui de l’anonymat pour les personnes lors des échanges, l’intervenant s’appuie uniquement sur les thèmes évoqués pour établir un ordre du jour et lancer les échanges  :  il ne transmettra rien qui n’ait été décidé par les groupe respectifs.

Les familles des élèves concernés par le Dispositif sont invitées à se réunir trimestriellement le samedi matin autour d’un « café-brioche » pour échanger sur la scolarité de leurs enfants.

Les effets du Dispositif : La capacité des élèves à passer d’une succession de monologues à un dialogue construit lors de ces séances de réunion a présidé à des propositions concrètes (organisation des tâches quotidiennes : effacer le tableau, distribuer les copies …). L’élaboration par les élèves d’un « tableau des services » n’est pas en soi extraordinaire, ce qui l’est par contre, c’est leur façon de signifier à l’instituteur qu’ils peuvent – collectivement – prendre en charge une partie de l’organisation scolaire.

C’est là une des forces du Dispositif :
établir une situation d’égalité entre les différents groupes homogènes. (Cf. schéma organisationnel de l’intervention)

[1] Pour la bibliographie, voir La démocratie dans l’école de C. Rueff-Escoubès ; Syros 1997, Paris et Sur le travail social et la vie à l’école de J.L. Prades ; J.M. Forêt ; G. Hullin ; A. Lombart ; Z’éditions 1999, Nice.
[2]Zone d’Education Prioritaire