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Cette
intervention a commencé courant mai-juin 1996 dans le cadre
d’un projet ZEP[2],
pour concerner une école primaire, les familles des élèves,
les instituteurs et le Comité de suivi de l’intervention
(Directeur de l’école, Inspecteur d’Académie,
Psychologue scolaire).
L’école est située au cœur d’un quartier réputé « sensible »,
dans une commune isolée à l’Est du département des
Alpes-Maritimes.
Le travail
avec les groupes :
durant une heure trente par trimestre, les élèves
se réunissent par petits groupes de quatre à cinq, à l’intérieur
d’une même classe, sans leur enseignant. L’intervenant
du groupe de l’ADRAP les invite à échanger
entre eux, au sein de chaque petit groupe à propos de
leur vie à l’école. La première
réunion débute en général par une
discussion autour d’un thème proposé par
les intervenants sur le mode de : « Qu’est-ce
qui vous plaît et qu’est-ce qui ne vous plaît
pas dans votre école ? ». A l’issue
de cette séance de concertation, chaque sous-groupe
présente au « groupe-classe » la
synthèse de ses travaux.
De
la même manière, les enseignants puis le Comité de
suivi, se réunissent en la présence d’un
intervenant. Le principe de confidentialité est garanti
ainsi que celui de l’anonymat pour les personnes lors des échanges,
l’intervenant s’appuie uniquement sur les thèmes évoqués
pour établir un ordre du jour et lancer les échanges : il
ne transmettra rien qui n’ait été décidé par
les groupe respectifs.
Les
familles des élèves concernés par le Dispositif
sont invitées à se réunir trimestriellement
le samedi matin autour d’un « café-brioche » pour échanger
sur la scolarité de leurs enfants.
Les effets
du Dispositif :
La capacité des élèves à passer
d’une succession de monologues à un dialogue construit
lors de ces séances de réunion a présidé à des
propositions concrètes (organisation des tâches
quotidiennes : effacer le tableau, distribuer les copies …).
L’élaboration par les élèves d’un « tableau
des services » n’est pas en soi extraordinaire,
ce qui l’est par contre, c’est leur façon
de signifier à l’instituteur qu’ils peuvent – collectivement – prendre
en charge une partie de l’organisation scolaire.
C’est
là une des forces du Dispositif :
établir une situation d’égalité entre les différents
groupes homogènes. (Cf. schéma organisationnel de l’intervention) |